Cette chaleur qui emplit mon corps, ces cris dans la pièce, ces maux dans ma tête.
Les enfants rient et chantent dehors, c'est beau quand on arrive à vivre...
Encore seule dirait-il, oui encore seule. Pourquoi d'ailleurs ? Parfois je me dis que je n'ai jamais été foutue d'avoir un minimum d'importance dans la vie d'autrui.
Mais c'est quoi cette envie dégueulasse d'avoir une place dans le c½ur de quelqu'un ? C'est quoi cet égoïsme nauséabond ? Le pire c'est que je suis incapable d'en avoir honte.
Je dois être sacrément dérangée pour faire ce que je fais, être ce que je suis et inventer ce que je ne suis pas et ce que, malgré mes mots et mes rêves d'ado qui fait la grande, je ne serai jamais.
La lucidité d'une autoanalyse, c'est pas trop mal encore sur ce point là, ne croyez-vous pas ?
Je crois avoir un défaut plus grand que tous les autres, que les gens voient et me gueulent toute la journée à la figure, comme pour nourrir cette haine que j'ai pour moi : je réfléchis beaucoup, beaucoup trop. Et alors quoi après tout ? Merde ! Toutes ces tortures de l'âme c'est mon eau de vie que j'écoule dans le noir tandis que le monde vit, c'est la mienne après tout. Qu'en ferais-je si elle restait là, à l'intérieur ?
[Now bleed, Bitch, bleed]
Mais c'est quoi ce besoin de dégueuler ma peine par moment ? Avec moi c'est le silence ou l'étalage puant d'un c½ur qui pourrit à cause de la femme qui m'a donnée la vie.
[[ She was supposed to love me ]]
Encore des mots pour mes maux, et puis qui ne serviront à rien mis à part à me créer l'illusion d'un dialogue pour quelques minutes. Dis, c'est quoi être névrosée ?
**it's just me, nobody else**
J'ai toujours fui les miroirs alors que les autres pensent probablement que je ne suis qu'une sale narcissique qui mériterait tous les châtiments du monde pour ses grands airs de minette sûre d'elle. Cette fille là c'est moi ou du moins le portrait que les gens peignent de moi. Et je fuis, encore et toujours parce que je ne suis pas cette fille là, pas celle que vous dîtes, ce n'est pas possible. Et si au lieu de me borner dans une connerie sans nom je tentais d'accepter que si les gens pensent cela de moi c'est qu'il y a sûrement un fondement de vérité ? Je n'ai jamais voulu l'entendre...
# Too bad bitch, you're gonna finally hear me out this time #
Et puis ces doutes assassins qui stagnent en moi depuis je ne sais quand, cette gueule que je traîne depuis si longtemps, qu'est-ce que j'ai fait putain dîtes le moi ? Qui suis-je ? Qui le sait hein ? Qui le sait ? Personne ne me connaît et je ne suis pas même foutue de me comprendre, d'anticiper mes réactions de gamine prétentieuse. Pas foutue de comprendre pourquoi je fais cela, pourquoi je suis méchante avec ma soeur alors qu'elle donnerait son âme pour moi, pourquoi je m'isole, pourquoi je regarde les autres avec ses yeux dégoûtants pleins d'une sorte de rage qui n'a pas lieu d'être. Et puis cette lâcheté ignoble de rejeter la faute de ce que je suis, la honte de ce que je suis sur maman.
||You're ded, you're never going to get away with this..||
Et tout ce dont je me persuade, que je suis malade, que j'ai mal ici puis là, et que je souffre pour des foutaises qui n'existent pas. Pourquoi suis-je comme Dobby ? Pourquoi je n'arrive pas à me sortir de la tête que j'ai 18 ans et des poussières, que je vais bien et que je ne vais pas mourir en m'endormant ce soir ? Pourquoi toujours cette peur de partir sans avoir été ne serait-ce qu'une fois, appréciée de quelqu'un. Et voir que les gens passent, que la vie se fait, que le manège tourne et puis me dire que finalement il est clair que l'on s'en fout.
Pourquoi tous ces cachets pour uniques amis parce que je suis hypochondriaque et que j'ai des phobies ridicules de fille folle.
Et tout ce que je n'ai pas été pour maman, pour papa, pour ma soeur, mes neveux, Céline, Toto.
Et tout ce fardeau je suis pour eux au quotidien.
Et tout le mal que je leur fais en m'en faisant, toute cette drogue, toutes ces griffures, ce cercle vicieux, ce sang.
Et le pire c'est la solution qui est là à portée de main mais que je suis incapable de prendre la décision qui y mène.
Et tout ce que je ne serai jamais parce que je n'en ai pas la force ni le courage parce que je suis ce que personne ne voudrait être.
[[# I did this to them, I did it, it's MY fault#]]
Et parce que malgré tout je les aime ces gens à qui je fais du mal...
Et que je ne saurai jamais le leur dire... que je suis juste capable de tordre le nez devant leur déclarations d'amour... parce que je suis Moi...
{*Oh God, my brain is racing}
J'étouffe d'être moi-même, de ce corps et quand bien même serait-il autre je le mutilerai, le travestirai autant car je le voudrais encore différent.
Quoiqu'on puisse me faire ou me donner je n'en serai jamais contente parce que je ne suis qu'une p'tite conne de toxico tout juste bonne à faire souffrir son monde.
Ce monde que je ne sais même pas remercier d'être là alors qu'à leur place il y a longtemps que je me serai laissée tomber.
Et dire que j'ai seulement été capable de haïr ceux qui ont su prendre la fuite à temps devant mon déclin annoncé. Summum de l'hypocrisie intellectuelle, j'aurais agi de même, je me déteste autant que mes ennemis me haissent.
Et papa et nos disputes intestines, et moi qui lui en veut de tout alors qu'il a la noblesse d'esprit de ne pas me dire quand il voit sur l'écran Brian défoncé au paroxysme de son ignominie se déchaîner et asperger de venin tout ce qui passe, que s'il détourne les yeux et sort de la pièce c'est parce que c'est moi au sommet de mon art certains jours qu'il apercoit... parce que ça me tuerai d'entendre ça de sa bouche même si je le sait.
J'aimerai tant parfois le remercier des efforts qu'il fait, des délicatesses qu'il a de m'épargner certaines choses... Pour le remercier juste un jour ressembler à une fille, sa fille, sourire, m'habiller de blanc, mettre une jupe classique, regarder les gens avec bienveillance, leur parler avec courtoisie, user de mon intelligence et de mon vocabulaire fournit...
~°~ Elle est braquée contre la terre entière, je crois même qu'elle a un sale caractère mais j'aimerais qu'on la respecte, même si c'est cela qui vous inquiète ~°~
Au lieu de ça non, je reste son garçon manqué entre le gothique et le grunge, pâle, l'oeil mauvais, indifférent au reste de l'humanité, des gens que lui apprécie...
Je ne le ménage pas il en supporte autant que les autres, même plus car il est là au quotidien le plus souvent.
Je suis Moi le plus atrocement possible et j'ai bien peur que le peu de réconfort que mon attitude apporte quand elle devient douce soit bien moindre par rapport aux dommages causés.
Et après ça comment puis-je me plaindre de ma solitude et de n'être rien dans le coeur de personne? C'est dejà trop d'honneur qu'il y ait encore des gens qui m'adressent la parole. She's ladyboy and she don't care about you, about anyone she's an egoist... She hates your friends, your life... She's a monster.
~+~ I was never faithful and I was never one to trust dorderline bipolar forever biting on your nuts... I was never grateful that's why I spend my days alone... ~+~